Drapeau Birman

 Finies les vacances. Le bus (un beau, gros et confortable) vient nous chercher vers 13h, mais nous ne quittons effectivement Ngapali qu’à 15h. Le voyage commence par une distribution générale de comprimés contre le mal des transports, suivie de la distribution des petits sacs plastic noirs, dont je vous laisse deviner l’usage……et ils sont très utiles, et les comprimés pas très efficaces. Bizarrement, nous on ne nous en a pas proposé….. La route tournicote effectivement beaucoup, avec l’effet associé…. Nous sommes arrêtés 2 fois sur des checks points militaires. Tout le monde descend du bus, la liste des passagers est comparée avec les occupants qui sont appelés un par un. Nous on passe un peu au travers de ces contrôles, bien sur on doit montrer son passeport pour vérification des visas, mais après on a droit à la poignée de main du militaire de l’immigration… « Nice toumiyou » Le dernier arrêt se fait à minuit 30, dans un restau de bord de route dont les serveurs et serveuses sont uniquement des jeunes enfants dont le plus âgé ne doit pas avoir plus de 15 ans….aie ! L’arrivée à la gare des bus de Yangon se fait à 2h, alors qu’on nous avait dit 5/6h et c’est d’ailleurs pour cela qu’on a pris le bus de nuit. Arrivant à 2h il reste une grande partie de la nuit à tuer. Donc taxi et direction l’hôtel que nous avons réservé pour la nuit suivante. Arrivés sur place, le quartier est plutôt glauque….. et que dire de l’hôtel dont on ne trouve même pas l’enseigne….Le taximan appelle pour savoir si nous sommes bien au bon endroit. Il semble que oui. On descend de voiture. L’hôtel est au premier étage d’un immeuble délabré, dont les rats occupent le rez de chaussée, tandis qu’on clodo, cul nu fouille dans les poubelles. On aurait rêvé d’une arrivée plus agréable. Bon les rats se sauvent, on ignore le clodo et on monte au premier étage. Une fois là, ça va, c’est simple mais propre. On demande si on peut avoir une chambre dés maintenant, mais c’est complet…..c’est donc dans la réception que nous partageons le banc en bois avec l’assistant réceptionniste pour finir la nuit couchés à la dure…..A 5h les premiers clients se lèvent. Des touristes qui prennent le petit déj de bon matin, sans doute ont-ils un transport. On doit donc prendre une position plus conforme à la bienséance, mais la tête dans le pâté. Puisque 2 chambres se sont libérées, le ménage est fait aussitôt et à 6h nous prenons enfin une position plus conforme pour dormir un peu. Après 2 heures d’un sommeil réparateurs nous sommes prêts à partir à la découverte de Yangon, l’ancienne capitale du Myanmar. Alors pourquoi Yangon au Myanmar, et non pas Rangoon en Birmanie ? Rangoon est le nom donné à la capitale  par les Anglais. Après l’indépendance, les Birmans ont choisi de reprendre l’ancien nom Yangon. République du Myanmar a remplacé Birmanie car les Birmans ne sont pas les seuls habitants, par souci  d’égalité le nom Birmanie a été laissé de coté mais est encore utilisé, notamment par la France et l’Angleterre. Yangon n’est plus la capitale depuis 2006 au profit de Naypyidaw. Naypyidaw est une des capitales les plus étranges du monde. D’une superficie de 3 fois Paris et sa banlieue, elle  compterait  moins de 100 000 habitants. Des avenues à 10 voies de circulation sont complètement vides, 4 terrains de golf et un zoo pour….personne. C’est une capitale fantôme, de ce fait Yangon est restée capitale administrative, et est toujours considérée comme la capitale. On commence la matinée par  la gare. Nous avons envie de changer de moyen de transport pour notre prochaine étape. Mais ce n’est pas si simple de prendre le train, c’est même très compliqué. Et quand enfin on aura trouvé le guichet, ce sera pour comprendre que le train de demain matin est complet. On se rabat donc sur le bus. Mais on a perdu une bonne heure. Nous partons à pieds pour la grande pagode Shwedagon, un peu éloignée du centre. Immense endroit tout en démesure qui ne nous séduit pas vraiment. La fatigue commençant à se faire  sentir on prend un taxi pour aller à Chinatown, quartier très vivant, comme tous les Chinatown du monde, où nous prenons notre repas. Une grande balade dans le quartier colonial, faite d’allers et retours et d’hésitations, un autre  taxi pour changer de quartier, puis retour à l’hôtel, on en plein les pattes. Yangon n’a pas un charme fou, mais nous sommes contents d’avoir pu nous faire notre propre opinion. 37° degrés aujourd’hui, et il est prévu que ça dure, dur !

Et ils le font très bien

Bonne nuit réparatrice, merci la clim. Départ vers le sud, là où plus grand monde ne va car il y a peu de temps que la région est ouverte aux touristes. La Birmanie est un volcan qui chauffe et se refroidit au fil du temps. La colère recommence à gronder dans la région de Rakhine, là où nous étions il y a quelques jours au bord de la mer….tranquilles. 3 bombes ont été posées devant des bâtiments gouvernementaux. C’est déjà dans cette région qu’avait eu lieu le plus fort de la rébellion contre les musulmans venus du Bengladesh l’année dernière. Mais nous ne ressentons aucun sentiment d’insécurité. Ce sont des problèmes qui ne concernent pas les touristes, et même s’ils restent quelques hôtels « no foreigners », ils sont désormais très peu nombreux, et nous trouvons à nous loger sans mal, par contre il reste interdit aux birmans de loger des touristes chez eux. Les prix de l’hébergement restent un peu plus élevés que dans les autres pays que nous avons parcourus, mais ils ont été très largement tirés à la baisse depuis quelques temps. La Birmanie veut séduire les touristes et s’y emploie. Nous concernant elle y parvient largement ! Un bus tout à fait confortable nous emmène jusqu’à Mawlamyine. Imprononçable ? Pas du tout. Vous savez dire Moule, vous savez dire Mine vous savez dire Mawlamyine. Mais il vrai qu’en règle générale un nom Birman est difficile à dire, et quand on y arrive, ce n’est pas du tout comme ça que ça se dit. Notre hôtel est juste à coté de la gare des bus, ce qui nous évite le taxi. Charmants comme d’habitude, ils se mettent en 4 pour nous faire plaisir et nous renseigner. Nous n’avons pas abandonné l’idée de prendre le train (mais ça va venir….) on va donc se renseigner à la gare pour les horaires du train qui devrait nous descendre jusqu’à Dawei, 300 km plus au sud. Départ 4h30, hum c’est tôt….et il faut être à la gare à 2h30 pour acheter les billets, hum c’est trop tôt, de plus le voyage dure 14h contre 7h en bus. C’est décidé nous ne prendrons pas le train en Birmanie.

Z

Ce matin nous partons avec une moto pour les environs de …..Moule Mine. Belle journée, mais très très chaude, on ne rêve que de boire. Heureusement en Birmanie l’eau est à disposition partout. On se rend dans la matinée sur plusieurs sites, dont un que l’on atteint au bout de 600 marches, autant dire qu’on est complètement liquide arrivés au sommet. Un centre de méditation où l’on compte plusieurs bonzes ou bonzettes au m2 (c’est un peu exagéré mais c’est pour donner l’ambiance). Et pour finir un site avec un très moche bouddha couché, mais énorme. L’intérêt réside dans la procession de moines en ciment partout, partout à la queue leu leu. Marrant. L’après midi après être revenu manger à Mawlamyine dans un resto dont une partie des bénéfices est reversée à un centre pour personnes  âgées (solidarité….), nous prenons le pont et allons nous balader sur la grande île au milieu du fleuve. Dans une pagode une grande fête à lieu, nous sommes super bien accueillis. La fête se termine par un feu d’artifice…….à 3h de l’après-midi !!!!!