Udawalawe, il tient tout juste dans le cadre

Nous attendions ce safari avec impatience, et nous n’avons pas été déçus. Nouveau lever avant le jour, comme beaucoup d’autres, compte tenu du nombre de jeeps qui attendent l’ouverture du parc. Hum, hum, dés que l’accès est autorisé, tous les véhicules se ruent vers les pistes à la recherche des éléphants. Nous ne tardons pas à apercevoir les premiers, tranquillement en train de brouter dans les buissons à quelques pas de la piste. Toutes les jeeps convergent, chacun essayant de trouver la meilleure position pour donner à ses clients le meilleure angle de vue. Hum, hum, hum…… une fois la surprise passée de voir des éléphants, et d’un commun accord avec les jeunes français nous demandons au chauffeur de sortir de la « meute » afin de trouver un peu d’authenticité à ce safari. Nous voilà seuls ou presque, ouf ! Nous dénichons des dizaines d’éléphants, des buffles sauvages qui prennent leur bain, et encore des éléphants. Une autre jeep vient nous rejoindre et  bouche le passage que justement les éléphants avaient prévu d’emprunter. Grosse colère, barrissements, les femelles mettent leurs petits au centre du groupe,  et finalement ils chargent…..la jeep recule, ils s’en désintéressent puisqu’ils ont reussi à montrer leur force, mais du coup c’est à notre jeep qu’ils s’interessent…….et chargent. Très impressionnant il faut l’avouer !!! ils s’arrêtent à quelques centimètres de la carosserie, heureuseument. Belle émotion. Le calme revient, la petite famille retrouve son calme, et nous des pulsations cardiaques normales. Le safari se poursuit sur les pistes défoncées et boueuses. Nous observons une multitude d’animaux, et je vous passe tous les noms d’oiseaux, mais on en voit de toutes les couleurs. Ces 4 heures passent très vite, le soleil monte, et les animaux vont se chercher de l’ombre pendant la période chaude de la journée, il est temps de les laisser en paix. Nous sommes vraiment ravis de ce début de journée. De retour à la GH un petit déjeuner pantagruélique nous attend. Udawalawe possède un orphelinat pour les bébés éléphants blessés et/ou ayant perdu leur mère, et donc voués à une mort certaine. Les éléphanteaux sont recueillis, nourris, soignés si besoin, puis finalement relachés dans le parc. C’est parait-il un orphelinat pionnier au niveau mondial pour la réintroduction en milieu naturel. Nous allons voir le nourrissage des bébés. Ils sont nourris toutes les 3heures 24/24. Le coût de leur entretien est en partie compensé par le billet d’entrée (2,5 euros c’est peu) et il est possible d’en adopter un, et donc de prendre en charge son entretien (environ 8 euros par jour juste pour le lait……) de lui donner un nom et d’assister, le moment venu, à sa reintroduction dans son milieu naturel. Ayant déjà pas mal de petit monde dans notre cœur nous déclinons l’offre. Mais la visite du centre est super intéressante, et une expo sur ce gros mammifère nous en apprend beaucoup sur son mode de vie, et son intelligence exceptionelle. Nous sommes sidérés d’apprendre par exemple, que l’un d’eux ayant « emprunté », le téléphone portable d’un visiteur dans un zoo, a pris un selfie (avant de redonner le téléphone à son propriétaire, là je brode). Les éléphants ont beaucoup de points communs avec la race humaine. Ils ont des sentiments, une éducation, un language, une reflexion et un pouvoir d’analyse très exceptionnel. La fraicheur qui nous accompagnait depuis quelques jours dans les montagnes, a maintenant laissé place à une chaleur intense, puisque nous sommes redescendus quasiment au niveau de la mer, et c’est donc sous le ventilateur que nous finissons la soirée, dans l’attente des heures plus fraiches. Notre séjour Sri Lankais touche presque à sa fin et c’est  sur les plages du sud de l’île que nous nous dirigeons maintenant avant de remonter sur Colombo.

Udawalawe, oiseau (3)