BreizhAsie

17 février 2018

Monywa, Waaah!

Bons baisers de Bouddha

On a passé une très bonne soirée de St Valentin finalement. On a choisi un resto où yavait plein de monde, BB avait envie d’un petit whisky pour ce jour de fête. Allez on fait péter le porte monnaie ! On commande 2 whisky et 1 coca……et on nous apporte 1 canette  de coca, et……2 bouteilles de whisky. Ok pas des grandes mais quand même. Avant même d’avoir commencé à boire on rigolait déjà. Bon on en renvoie une quand même. Et là….je deviens l’attraction de la terrasse. Je fume ET je bois du whisky, ça les fait beaucoup rire. Nous aussi. Et pour finir la bouteille de whisky coutera moins cher qu’une bière. Le lendemain, aurevoir Mandalay, c’était chouette. Nous partons en minivan pour Monywa. Ce n’est pas sur le circuit classique mais on a vu de belles images, et on aime bien sortir des sentiers battus. 3h30 de route sans problème, pour 110 km, autant dire qu’on a été vite.  A Monywa, comme partout la gare des bus est à plusieurs km de la ville, comme ça on est obligé de prendre un tuk tuk qui coute pour 5 km quasiment le prix qu’on a payé depuis Mandalay. Nous arrivons à l’hôtel et alors là……c’est le Carlton (quoiqu’ on manque un peu d’éléments de comparaison). Pour moins de 15 euros nous avons une superbe chambre. Lit  king size qui nous change de Mandalay où nous avions une chambre avec lits jumeaux, mais nous n’en avons occupé qu’un….on n’aime pas être trop loin l’un de l’autre :o), c’est également pour cela qu’on n’aime pas les trop grands lits. Mais là, il est trop beau, le lit, et la salle de bain waouh, et je ne parle pas de la réception avec sa table énorme taillée dans un demi-tronc d’arbre ni de la terrasse panoramique au 6ème étage avec vue sur la ville . Mais cet après midi, pas le temps de profiter de tout cela, nous partons directement après manger avec notre tuk tuk pour voir 2 sites superbes autant qu’étranges. D’abord  la pagode Thanboddhay,  ses 582563 bouddhas de  toutes tailles, et ses clochetons dorés. Magnifique ! L’entrée coute 3$mais on ne nous fait pas payer. Nous sommes subjugués, des Bouddhas partout, mais alors partout partout, PARTOUT. Le 2ème site est celui du grand Bouddha debout. 2ème statue la plus haute du monde avec ses 116 mètres, (la première étant aussi un Bouddha). Mais il n’est pas seul, il y a aussi l’énorme Bouddha couché sur le flan, et aussi celui sur le dos, et ils sont en train d’en faire un assis. Rivalisant de gigantisme. On monte dans le Bouddha debout. A chaque étage une salle avec……des Bouddhas et des histoires racontées en peinture. Eh ben ils ne sont pas toujours si gentils qu’on croit, certaines peintures de brochettes humaines font froid dans le dos. Le soleil va se coucher et touts ces statues prennent de belles teintes dorées, comme tous les copains de Bouddhas bien alignés en rangs serrés, par milliers aux alentours. C’est ravis de notre journée que nous rentrons dans notre palace, et allons manger à coté……dans un boui-boui familial bien sympathique.

Pas qu'un peu chic notre hotel

Petit déjeuner royal, avec un vrai cuisto en toque. Cette deuxième journée nous emmène en taxi sur un autre site étrange. Situé à 40 km de Monywa, il s’agit de Hpo win Duang. Des grottes, certaines naturelles, d’autres crées de toutes pièces, remplies de statues de Bouddha bien sur,  directement  creusées dans la roche, des peintures superbes sur les parois. Dommage le site ne sera pas beau encore très longtemps, il est envahi par les singes qui dégradent, dérobent tout ce qu’ils peuvent, et personne ne se rend compte de la beauté de ce site qu’il faudrait  préserver. La Birmanie n’en est qu’aux balbutiements du tourisme et gâche ses trésors. Demain direction Bagan, site majeur, préservé celui là, du moins nous l’espérons, où nous allons retrouver les touristes, mais c’est incontournable, et nous attendons ce moment avec impatience.

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14 février 2018

Mandalay

Verso

Belle balade toute la journée à l’extérieur de Mandalay. Le taxi nous prend comme convenu à 8h. En presque 2 heures nous faisons les 65 km qui nous mène « à la campagne », là où les anglais, du temps de la colonisation, avaient fait leur centre de villégiature pour échapper à la fournaise de la vallée. Joli jardin botanique. On a perdu nos repères, on n’a plus l’impression d’être en Birmanie. Il est plus de midi lorsque nous le quittons. On jette un œil à une pagode chinoise. Avant d’aller nous balader parmi les birmans et les bonzes sur un site de chutes d’eau assez agréable, bien qu’artificiel, le chauffeur de taxi nous invite au restaurant, sympa. Une nouvelle fois partout nous sommes l’attraction, on pose pour des photos qui seront montrés fièrement au reste de la famille d’après ce que nous explique le chauffeur.  L’après-midi touche à sa fin, et il faut entreprendre la route retour qui est assez éprouvant car en travaux, comme la majorité des routes en Birmanie. Un camion vient un de se renverser ayant raté un virage, et 2 virages plus bas c’est un bus. Comme nous avons bien fait de renoncer à louer un scooter ! C’était pourtant le projet, mais hier en venant vers Mandalay, en voyant la façon de conduire de tout ce qui roule sur les routes, on s’est fait peur et on a préféré jouer la sécurité, on tient à continuer de voyager. La conduite est vraiment du grand n’importe quoi, et shootés au bétel les conducteurs se pensent immortels, et pourtant……

Dessins

Pour notre 2ème journée sur Mandalay nous visiterons les alentours. Journée bien pleine, guidée par notre taxi. Beaucoup de Bouddhas, c’est sur, mais il a le sens su spectaculaire, alors on se laisse prendre au jeu. Beaucoup de touristes rencontrés sur cette journée. C’est LE tour que nous faisons tous. A Amarapura nous assistons au défilé des bonzes qui vont en rang d’oignons jusqu’à leur cantine pour y prendre leur repas, en silence mais sous l’œil de centaines de « photographes » dont nous sommes bien sur. Un peu zoo comme attraction, mais c’est le jeu. Le pass à 10 000 kiats (6 euros) nous aurait ouvert les portes de quelques pagodes ou monastères supplémentaires, mais nous avons refusé de rentrer dans ce jeu. Je ne peux pas en expliquer les raisons pour le moment, nous sommes donc restés sur les endroits non payants et c’était déjà très bien. Nous traversons la rivière en bateau pour aller voir d’autres sites sur l’autre rive. Il existe un pont un peu plus loin qui nous aurait évité le bateau, et  les calèches de l’autre coté pour se rendre sur les différents sites. J’ai posé la question au chauffeur de taxi. En fait le pont est un peu loin c’est vrai mais ce n’est pas la vraie raison. Il s’agit de procurer par ce moyen, le bateau et les calèches,  un petit revenu aux familles. Nous avons trouvé sa réponse  très honnête et l’idée très bonne. Pour nous il ne s’agit que de quelques euros, et pour eux….. Nous finissons la journée par le coucher de soleil sur le pont U Bein, le plus long pont en teck du monde. Belle affluence, belle ambiance, coucher de soleil moyen.

Jolis pagodons et yen a des centaines

La dernière journée sur Mandalay nous la passerons tous les 2 à découvrir cette ancienne capitale. On a bien 15 km à pieds au compteur ce soir sans compter les 6 en taxi pour rejoindre un site vraiment trop loin. On part déjà à la gare des bus réserver notre billet pour demain .Puis on se trompe et on retourne à la pagode Mahamuni, où nous sommes déjà allés hier. Ensuite on cherche, et on trouve un atelier où les hommes frappent à longueur de journée sur des feuilles d’or qui deviendront de plus en plus grande mais de moins en moins épaisses que les fidèles pourront ensuite aller coller sur leur Bouddha préféré. Il faut frapper à toute volée pendant 6 heures pour obtenir le résultat escompté. Après le frugal repas, nous passons l’après midi plus près du centre, mais il est immense. Dans une grande pagode a lieu la remise des diplômes des bonzes nouvellement reçus à leur examen de Moine. Quelle foule ! Et toujours pareil, on nous salue, on nous montre par où passer pour mieux voir, on nous prend en photo, on nous serre la main «  nice to meet you ». On s’en étonne toujours. Le final de la journée était prévu avec la visite du palais royal derrière ses murs bien gardés, mais cela faisait partie du pass que nous n’avons pas pris….tant pis. Ce soir c’est Saint Valentin, nous allons au restaurant…….comme tous les soirs :o). On hésite entre prendre du riz pour changer des pâtes ou l’inverse….

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11 février 2018

Taungoo, lac Inlé et route pour Mandalay

Elles sont pas mimis

Pour finir la journée passée à Taungoo à été  une très belle expérience. Immergés dans la vraie vie birmane, nous sommes les vedettes du jour. Tous les regards convergent vers nous, puis viennent les sourires, et les grands signes de la main. Ces Birmans sont vraiment chaleureux. Ils sont aussi contents de nous voir que nous de répondre à leurs saluts. Nos zygomatiques prennent du muscle. Je me suis achetée un longyi, c’est la longue jupe que porte les femmes et les hommes. Cela consiste en une longue pièce de tissus d’environ 2 mètres tout simplement. Outre les motifs qui sont différents pour chacun des sexes, les hommes portant des longyis à petits carreaux dans les tons bordeaux, vert bouteille ou bleu marine, et les femmes des beaucoup plus diversifiés et chamarrés. La façon de les attacher diffère  également. Les hommes rassemblent le rassemble le tout  au milieu et le noue, quant aux femmes elles mettent le trop de tissu sur un coté. Cela leur fait une belle silhouette longiligne avec finalement un bout de tissu sans forme au départ. J’ai donc acheté le longyi, il nous faut trouver une couturière pour le fermer. On en trouve un peu partout et l’affaire est vite réglée. En trainant dans le marché je trouve un autre longyi plus « habillé », je ne résiste pas longtemps, et on trouve une autre couturière. Me voilà un peu Birmane, il faut juste que j’apprenne à le fermer correctement. Pour midi nous mangeons dans la rue à un stand tenu par d’adorables femmes. Elles nous font gouter à tous leurs produits et nous offrent avant de partir un sachet de genre de petites nèfles. Un plat chaud et de la pastèque pour chacun pour la somme incroyable de …..50 cts en tout et pour nous 2 !!!. De retour à l’hôtel nous attendons la moto taxi qui doit nous conduire à la station de bus. Ces motos taxi sont rigolotes, il s’agit d’une moto avec un genre de side-car dans lequel on monte dos à dos. Nous voila partis pour la bus station, enfin c’est ce que nous imaginons, car en fait la moto taxi nous largue le long d’un trottoir. Rien ne dit que c’est un arrêt de bus à part lui. Nous attendons donc dans le noir,  un peu anxieux. Mais à 6h50, en  effet un bus s’arrête et c’est le bon. On charge bien sur un tas de choses avant de partir mais on part pour une longue nuit pleine d’arrêts pour prendre des gens et aussi charger des colis. Tout l’arrière du bus est occupé jusqu’au toit par des tomates que nous livrerons en pleine nuit au milieu de nulle part. Arrêt pour manger aussi, mais on saute notre tour, on commence juste à s’endormir et les quelques gâteaux secs avalés peu avant nous serviront de repas. A 4h du matin, on nous réveille……on est arrivés. Arrivés où ? sur le bord d’une route et le bus repart. Heureusement qu’on suit quelques blogs et qu’on avait lu que le bus nous débarquerait 15 km avant le lac Inlé. Et comme quand en Birmanie on croit que tout est désorganisé on se trompe,  un taxi (un vrai heureusement car on s’est tellement caillé dans le bus que 15 km en moto auraient achevés de nous congeler) nous propose ses services. A prix d’or il est vrai, mais a-t-on le choix ? On négocie et bien que très chère la course à 10$ nous conduit devant l’hôtel que nous avions annulé hier mais qui ayant débité notre carte a accepté de nous donner la chambre que nous avons payé. On réveille donc le gardien, on fait le check in et au lit. 2 heures de bon sommeil plus tard nous sommes au petit déj et prêts à partir à la découverte du lac Inlé haut lieu touristique de Birmanie.

Le même qui pose

Une pirogue et son piroguier pour nous seuls on est libres de s’arrêter le temps qu’on veut où on veut. Le lac est connu pour plusieurs choses. Ses pêcheurs tout d’abord et leur drôle de façon de ramer avec leurs pieds et de pêcher avec des cages. Bon ceux qui sont là à l’entrée du lac le sont pour la photo, mais on peut voir à quoi cela ressemble. Le lac est unique au monde aussi pour sa soie de lotus. On visite une fabrique et on découvre avec étonnement qu’à l’intérieur des tiges de lotus se trouvent des fibres très solides avec lesquelles, les femmes tissent. Autre étrangeté, les jardins flottants. Quelle idée d’aller planter toutes sortes de légumes sur l’eau. Ce sont des bandes de terre fixées par des bambous pour qu’elles ne dérivent pas avec le courant sur lesquelles ils cultivent, tomates, aubergines, haricots….. d’autres visites sont au programme car toute une vie s’active sur ce lac. Le village lacustre avec tout comme s’il était sur terre (école, terrain de foot, commerces…) retient aussi notre attention. Pour résumer, une belle journée de découverte. La fatigue commence à se faire sentir en soirée, et nous ne trainons pas pour retrouver notre chambre confortable.

Départ en minivan ce matin pour Mandalay. On se dit un minivan c’est vite plein, on ira sans doute plus vite qu’avec le bus. Grossière erreur. On bat tous les records de lenteur. Le GPS indique 255 km pour rejoindre Mandalay. 2 heures après le départ il nous restait plus de km à parcourir qu’en partant. La cause…..les multiples détours que l’on fait on ne sait pour quelle raison.  Donc départ 8h30, arrivée 17h. Nous voilà donc à Mandalay, certains penseront les voilà dans la capitale Birmane, ce à quoi d’autres rétorqueront que la capitale Birmane est Rangoun ou Yangoun. Hé bien ils auront tous tort. Ces 2 villes ont en effet été capitales, comme beaucoup d’autre villes depuis l’indépendance en 1948 chaque dirigeant choisissant la sienne. Actuellement, le du chef du gouvernement est Aung San Suu Kyi, la dame en jaune, prix Nobel de la paix, dont l’aura a été un peu écornée dernièrement avec le massacre des Rohingyas une minorité musulmane. Mais elle n’a pas les mains libres puisque l’armée est omniprésente. Toujours est- il que la capitale actuelle et ce depuis 2005 est Naypyidaw. Ah ? ça ne vous dit rien, à nous non plus jusqu’à ya peu. C’est une capitale construite de toutes pièces dans une région complètement isolée. Habitée uniquement par les fonctionnaires, des infrastructures gigantesques comme des autoroutes à 10 voies ont été construites pour presque personne. La ville compterait 1 160 000 habitants selon les syndicats (le gouvernement) plus de 10 fois moins selon la police (une enquête du journal Le Guardian). Alors pourquoi avoir une nouvelle fois changé la capitale. Plusieurs raisons sont données. Pour une position plus centrale selon le gouvernement qui avait peur d’une invasion maritime sur Yangoon du fait de sa proximité avec la mer. Ou bien plus probablement pour asseoir l’autorité du dirigeant du moment. Naypyidaw est  une série de zones isolées les unes des autres  où les ministères  ne sont accessibles que sous haute surveillance et  dont certaines zones sont complètement interdites. Je pense que la capitale Birmane ne nous verra pas, c’est dommage car nous mettons toujours un point d’honneur à visiter un pays et sa capitale, mais là…..non.

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09 février 2018

Birmanie, surprenante

Ca tient à rien

Nous quittons l’adorable famille de l’hôtel Galaxy. Bus confortable et rapide pour Kyaikto où nous arrivons plus tôt que nous le pensions. Ville absolument pas touristique. Nous étions les seuls dans le bus, nous sommes les seuls en ville. On a un peu de mal à trouver l’hôtel retenu mais on y arrive. Ils ne parlent pas anglais ou si peu qu’ils est difficile de leur faire comprendre le programme que nous avons envisagé pour cet après midi. On finit par se comprendre. Nous voulons aller au rocher d’or, ils sont ok. Les Birmans sont toujours ok, même s’ils n’ont absolument rien compris, c’est le piège. Mais là, ils sont ok ok. Celui là est chauffeur de taxi et va nous y conduire. Il y a environ 20 km à faire. A l’heure dite, le chauffeur de taxi en question, est en fait conducteur de moto, et son copain aussi, et c’est comme cela qu’ils nous emmènent….. sur les chapeaux de roues et sans casques….hum pas très prudent, mais a-t-on le choix. On est loin de la conduite tranquille de BB….et puis je ne peux pas m’accrocher comme j’en ai l’habitude…. Arrivés au pied du rocher, il faut y grimper. Mais avant on se met au point avec force gestes et confirmation de gestes avec nos chauffeurs pour qu’ils nous attendent. Ils sont ok….wait disent-ils. Donc on se charge avec 40 autres passagers dans une benne qui fera l’ascension jusqu’au sommet. C’est Disneyland sans les loopings (heureusement). On est trimballé d’un coté sur l’autre sur une route en lacets que le chauffeur prend à pleine vitesse. Petit arrêt en cours de route, ce qu’on appelle les arrêts «racket ». Une fois pour payer le transport, ok, une autre fois pour payer les prières qu’ils vont faire pour nous, là on passe notre tour. Là haut la vue est splendide. On est monté de 1100 mètres. C’est le Lourdes Birman. 2ème lieu de pèlerinage du pays, les fidèles se pressent pour voir ce fameux rocher recouvert d’or et qu’ils recouvrent encore et encore en achetant et en venant y coller de nouvelles feuilles d’or, avec les prières qui vont avec bien sur. Enfin ça c’est pour les hommes, car les femmes ne doivent pas approcher du rocher. Impures nous sommes, nous restons à l’écart. Certaines (touristes)s’en offusquent , moi je dis ce sont leurs coutumes, on respecte, même si ça ne fait pas plaisir de se trouver considérée indigne d’approcher d’un caillou. Caillou remarquable il faut le dire, il tient tout penché sur le flan de la montagne, ne reposant au sol que part une toute petite partie…..jusque quand ? On fini pas décider de redescendre. Même « manège » pour la descente. On arrive en bas il est 18h, et……nos motocyclistes ne sont pas là. On s’en doutait un peu, il faut dire…. Un taxi (un vrai) attend semble-t-il des clients. Je lui montre l’adresse de l’hôtel, il me répond qu’il ne voit pas. Hum….gênant pour un chauffeur….en fait il devait vouloir dire qu’il ne comprenait pas notre écriture. Un attroupement se créé autour de nous. Mon téléphone passe de mains en mains pour tenter de comprendre l’adresse de l’hôtel. Enfin arrive un homme qui comprend et qui a une fourgonnette. Il nous ramène, très gentiment, moi dans la cabine, BB sur la plate forme. On passe un petit savon aux « chauffeurs » de l’hôtel qui parait-il nous ont attendu jusqu’à 17h. C’est cela oui, on y croit, ok, ok….. Nous retournons manger ce soir dans le même petit resto qu’à midi. Ils se mettent en 4 pour nous servir, nous présentent la fillette de la maison qui à moins de 5 ans vient nous dire « my name is Noua », cette génération  parlera anglais, ils ont compris que pour s’ouvrir au tourisme, il faut en passer par là. A tous ceux qui on envie de venir voir à quoi ressemble le Myanmar avant l’invasion touristique (et j’en connais), nous disons, venez vite. Pour l’instant le pays est encore « dans son jus », mais ça ne durera pas. Des routes sont en construction, des immeubles qui seront surement des hôtels à touristes, des stations services flambant neuves ou en construction fleurissent un peu partout. La Birmanie s’ouvre, et va perdre bientôt son authenticité. Nous avons la chance de passer avant.

Chapeaux

Les petits jeunes de l’hôtel sont vraiment nuls….ils parlent à peine 3 mots d’anglais, on a demandé le petit  déjeuner à 7h, puisqu’’ils nous ont dit que le bus partait à 8h. Mais à 7h…..on réveille tout le monde enfin surtout eux. Au final nous serons servis à 7h30, et à l’arrêt de bus à plus de 8heures. Mais en fait il n’y à pas de bus à 8h…mais à 9h30. Nous sommes donc en avance. Nous avons le temps de prendre un café et d’aller faire un tour sur le marché. Très chouette marché, plein de sourires et de jolis visages. Nous partirons finalement à 10h20, dans un bus hors d’âge ayant déjà eu une belle carrière en Chine, sûrement dans une grande ville sur la ligne 167 puisque il y a encore l’affichage de la ligne et de tous ses arrêts (en chinois bien sur). Inutile de décrire le voyage, c’est indescriptible, il faut le vivre. Vous connaissez les bus VIP, hé bien celui là c’est presque ça ! c’est un VIB Vraiment Inconfortable Bus. Mais tellement pittoresque…..des colis et des ballots partout, sous les sièges, sur le toit et dans les allées. Des birmans adorables et patients. A peine partis, on s’arrête déjà. Suit une conversation tout à fait à l’image du pays avec l’assistant du chauffeur. Je vous traduis la partie nous concernant pour une meilleure compréhension….pour sa partie à lui pas besoin de traducteur. Donc on sort du bus et il nous montre le restaurant. Lunch. A bon déjà ? ok ok. On s’est arrêté pour manger ? ok ok lunch. D’accord, combien de temps, ok ok. Oui d’accord mais on repart à quelle heure ? ok ok lunch. J’ai compris mais on s’arrête jusqu’à quelle heure ? ok ok. D’accord et sinon la femme et les enfants ça va ? ok ok lunch, et la vache elle a eu son veau ? ok ok lunch. Bon en fait lunch, c’est la seule chose qu’il sait dire en anglais, heureusement on s’est arrêté pour ça, sinon….. En fait les birmans sont toujours ok, ils disent toujours oui, même quand il faudrait dire non, du coup on comprend rien.  Pas facile de voyager dans ce pays. On a fini par arriver à Taungoo. Un peu avant on montre l’endroit où on veut descendre, juste devant l’hôtel. Il regarde sur le téléphone et il dit……. Ok ok. Et…..on passe devant sans s’arrêter, on réclame encore et encore, il nous explique que c’est  pas là, mais nous on sait bien que si, le GPS le dit et pendant tout ce temps on continue d’avancer et forcément quand on fini par s’arrêter on a fait 2 km. Il dit qu’il va parler avec un moto taxi pour expliquer où on va, mais en fait il descend nos sacs et le bus repart. Et nous voilà plantés là. Bon le moto taxi veut bien comprendre où on va, il nous charge tous les 2 sur sa petite « chariotte », les 2 sacs empilés à l’arrière de sa selle et nous voilà partis. A l’hôtel pas un mot d’anglais non plus. On tente de faire comprendre qu’on veut un bus demain matin pour le lac Inlé. Ok ok. Il parait que c’est à 8h…..c’est toujours à 8h.. Où est la station de bus, pas moyen de savoir. Bon il finit par nous faire comprendre que sa sœur va venir et va s’en occuper. En effet après le repas la sœur est là, et parle un minimum d’anglais pour qu’on puisse se comprendre. Et on comprend…..ya pas de bus demain matin. Un seul par jour….le soir à 19h et ya 9 heures de route. Ah mais on a réservé pour demain soir au Lac Inlé. On tente d’annuler la réservation. On fait téléphoner à l’hôtel qui ne veut rien savoir, réservé, c’est réservé, il ne veut pas annuler la première des 2 nuits qu’on a chez lui. Grrrrr ! J’ai beau sortir mon plus bel anglais pour lui expliquer le problème, il ne veut  rien entendre. Pas commerçant le mec. Celui la n’aura pas un bon commentaire sur booking, on va le later ! Mais faut pas croire, la Birmanie, on adore. C’est vraiment un pays à part, loin des circuits touristiques, et ça se mérite, c’est formateur. On est loin des gares de bus super bien organisées, de l’anglais langue universelle. Ici c’est la débrouille et l’improvisation. Nous voilà coincés à Taungoo pour 24h, que nous allons employer en « intendance » et petite découvert e de la ville. S’en suivra une longue nuit en bus, dans quelles conditions, mystère ? Suite au prochain numéro.

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06 février 2018

Birmanie

Myanmar, Birmanie

Birmanie nous voilà

Un taxi vient nous prendre à l’hôtel (il y avait bien longtemps que nous ne nous étions pas assis dans une voiture…..). Il nous conduit jusqu’à la frontière. Sortie sans problème, cette fois on a le papier…… Il faut ensuite traverser à pieds, le pont qui enjambe la rivière qui marque la frontière entre les 2 pays. Nous voilà au Myanmar, changement d’ambiance. Mais d’abord remplir les papiers, présenter son visa. En pleines formalités, le douanier se fige tout raide. D’un geste il nous dit de faire comme lui. La on remarque qu’une musique nasillarde sort des hauts parleurs. Ah mais c’est donc comme en Thaïlande….respect de l’hymne national. Il est 10h. Coup d’œil à droite et à gauche, plus personne ne bouge, et ça dure, ça dure, au moins 2 mn, et c’est long 2 mn sans bouger, et à presque sans respirer. Bienvenue au Myanmar. La musique s’arrête, un salut militaire et la vie reprend. Pour nous ce sera guichet n°4, ultime vérification, scan du passeport, photo des touristes et nous sommes autorisés à circuler 28 jours sur le territoire Birman. Aussitôt les formalités terminées, ont se fait alpaguer par un mec qui cherche 2 personnes pour finir de remplir son taxi pour Hpa An. Ok c’est bon pour nous. Du coup on n’attend pas. Nous serons bien sur plus que le nombre de place. Je suis coincée derrière avec 2 jeunes français. BB est au milieu entre une allemande et un Birman qui passe tout le voyage à chiquer par la fenêtre, tout comme le chauffeur. Ca à l’air d’être le sport national, et les taches rouges que l’on voit partout au sol ne sont pas des tâches de sang (et pourtant ça ressemble) mais du jus de chique. Chique de bétel qui leur fait les dents toutes rouges, enfin celles qui leur restent passé un certain âge (pas très vieux), ils n’en restent plus beaucoup. Berk ! Les 135 km jusqu’à Hpa An sont une épreuve pour le dos, les fesses, et même la tête quand elle vient toucher le plafond. Si toutes les routes sont comme celle-ci, les voyages vont être longs et éprouvants. Nous arrivons moulus à 15h. L’arrêt pour le repas a été une découverte. Nous avons choisi à l’œil 2 plats, cuisse de canard pour BB et ragout pour moi. Il est arrivé tellement d’accompagnement avec ces 2 plats que la table était tout juste assez grande. Le tout pour 3 euros. Mais problème pour payer….on n’a pas fait de change puisqu’on a été happé directement par le taxi à la frontière. Et que le taxi a été payé en baths (monnaie thai). On propose de payer le repas en $, non pas possible mais en baths ça l’est. Parfait nous avons justement le compte, soit 120 baths. Mais, le billet de 100 est rafistolé au scotch, ils ne veulent pas le prendre, et ils n’ont pas la monnaie sur un billet de 1000 baths. On ne voit pas de solution…..à part…..et c’est ce que nous faisons…..taper les français de 100 baths. Voilà on peut repartir et on refile notre billet rafistolé aux français qui n’auront aucun mal à le passer en Thaïlande quand ils y reviendront après la Birmanie. L’après midi nous allons prendre l’ambiance de Hpa An, et s’imprégner des nouvelles habitudes que nous allons devoir prendre.  Première constatation, on roule à droite, mais avec le volant…..à droite aussi. Oui c’est pas logique mais c’est comme ça. Au début c’était parce qu’ils achetaient les voitures au Japon et qu’au Japon on roule à gauche. Et ne me demandez pas pourquoi ils n’ont pas choisi d’acheter leurs voitures ailleurs, dans un pays où on roule à droite par exemple….je ne sais pas. Ensuite la décision a été prise en « haut lieu » de n’utiliser que des voitures avec volant à droite. Voilà. Tout le long du trajet, multiples arrêts aux postes militaires avec bakchich au passage, allez…. on va dire péage.  Arrêts aussi pour mettre une obole dans la gamelle de gens qui collectent. Arrêt pour ramasser les billets qui se sont envolés par la fenêtre ouverte….Enfin les voyages sont longs et épiques  j’en ai peur. Entre la Thaïlande et la Birmanie il y a plusieurs siècles d’écart…… On a pris la machine à remonter le temps. Notre hôtel ce soir est très (trop) confortable, nous ne sommes plus habitués à tant de luxe. Mais le choix est restreint. Les touristes sont obligés d’aller dans des hôtels ou guesthouses agrées. Les prix sont en conséquence. C’est le point noir. Même si cela reste raisonnable pour un budget occidental, les tarifs de l’hôtellerie sont sans commune mesure avec le reste. Pour exemple, on a mangé ce soir sur le marché de nuit pour 3000 kyats (1,80 euros) pour 2 alors qu’on a payé la chambre 25 euros.

A la queue leu leu

Ce matin nous changeons d’hôtel pour une guesthouse , un peu moins chère dans le centre de Hpa An  tenue par une famille adorable. Nous avons réservé par leur intermédiaire une journée en tuk tuk à la découverte des environs. Ce fut une journée intense. Partis à 8h30, nous serons de retour à 19h. Journée éprouvante par l’état des routes et des pistes mais enrichissante. Nous avons visité pas moins de 6 sites. Bien sur beaucoup de Bouddhas et de pagodes, mais c’est cela la Birmanie. On a reçu tellement de sourires et de bonjour qu’on en oublie le tape cul de la route. Les Birmans sont des gens adorables. On découvre ce pays et on l’aime déjà. Les femmes et une bonne partie des hommes se couvent le visage d’une pâte blanchâtre pour se protéger du soleil. Ils portent des chapeaux pointus, les moines ne sont plus en orange mais en bordeaux, et tous les hommes et même les femmes chiquent le bétel à longueur de journée, quand ils ne fument pas des grosses cigarettes rouges, elles aussi. Rouge comme la poussière qui nous recouvre intégralement quand nous sommes de retour. Une bonne douche s’impose avant d’aller diner dans le seul restaurant ouvert dans le quartier. Le soir la ville s’éteint, tout est mort.

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04 février 2018

Chiang Mai, Lampang, Mae Sot

Un p'tit calin

Nouvelle moto, bleue encore, tout comme l’écran que mon pc n’arrête pas d’afficher…..Je crains qu’il ne « décède » avant de rentrer…… Ce fut d’ailleurs une journée tout en couleurs. Nous avons visité 3 sites. Un temple noir, un bleu et un blanc. Tous aussi fous les uns que les autres mais tellement photogéniques, que les appareils photos ont chauffés. Dur de faire une sélection pour le blog….. Chiang Mai est décidemment un endroit à voir. La Thailande pour ceux qui y arrivent directement doit être bien dépaysante, mais pour nous qui arrivons « d’ailleurs », on se croirait presque de retour à la maison. Grandes routes, feux de signalisation, centres commerciaux. Ca commence à sentir le retour, nous réservons notre vol Kuala Lumpur (Malaisie) Colombo (Sri Lanka).

Bus

Départ pour Lampang, on traverse vite la Thaïlande pour arriver en Birmanie. Des rizières, des plantations d’ananas, des plantations de teck…. Arrivée à Lampang en début d’après-midi. Ville sans grand intérêt à part le fait qu’elle nous fait une étape sur la route vers la Birmanie. J’en profite pour faire faire un rajeunissement à ma coupe de cheveux, par un coiffeur qui prend beaucoup de soin, et au final beaucoup de bath, 300 baths, 8 euros !…..pour rajeunir ma coupe. Ce soir grosse animation sur le marché de nuit. On observe la foule en buvant une bière. Quel changement par rapport au Laos. Peu, pour ne pas dire pas, de touristes. Une foule dense et acheteuse, beaucoup plus d’obèses, et de consommateurs de produits occidentaux. Pourtant les thailandais font attention à leur poids, pour preuve les nombreuses balances que l’on trouve à l’entrée des magasins. En glissant un bath dans la fente on constate que BB a perdu 8 kg, et moi 4 ! Pourquoi seulement 4 pour moi, c’est injuste, je mange moins que lui et pourtant….. A suivre et à poursuivre. Mais pas ce soir, lassé et pas très amateurs de la soupe servie dans cette région, avec ses petits morceaux de sang caillé, nous optons, et ce pour la première fois depuis le départ, pour une pizza…..et on apprécie, elle est délicieuse, ou bien est-ce le fait de ce soit exceptionnel ? Demain un bus nous attend pour notre dernière étape avant le passage en Birmanie. Lampang-Mae Sot.

Rien à dire sur cette journée de bus qui nous rapproche de la Birmanie. Quelques arrêts aux postes de police disséminés le long de la route. Toujours le même protocole, on s’arrête au check point, un policier monte dans le bus, regarde tout le monde dans le blanc des yeux, demande quelques passeports, ressort et on repart. Ca fait partie du voyage. Autre étrangeté de la Thaïlande que nous avions déjà constatée lors de notre première visite il y a 13 ans, le respect de l’hymne national. Il retentit partout en Thaïlande à 18h précise (et je crois à 6 heures du matin, mais là on n’a pas vérifié) et tout se fige. Tout le monde stoppe ses gestes, et pays s’arrête le temps que retentit l’hymne. Même la télévision retransmet à 18h pétante. Celui qui n’a pas de montre connait l’heure au moins 2 fois par jour. Etrange ! Les photos de la famille royale sont affichées partout, sur les carrefours, dans les magasins, partout. Et malheur à celui qui dira du mal de ses souverains, certains sont en prison pour plusieurs années pour avoir osé porter une critique sur le régime. Crime de lèse majesté !. Nous sommes à Mae Sot, dans l’après midi. Très belle chambre pour terminer la première partie du séjour Thaïlandais. Demain direction Myanmar ou Birmanie, mais c’est pareil.

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01 février 2018

Fini le Laos, arrivée en Thailande

Au revoir Laos

Sawatika Thailande

Thailande

Dernière ligne droite au Laos, façon de parler, car la route tournicote, provoquant le légendaire « vomito » Laotien. Ils sont adorables mais ont l’estomac fragile. Pourtant la route est magnifique (quoique le revêtement laisse à désirer…..quand il y en a), dans des montagnes, et sur les crêtes, le Laos nous régale une dernière fois. La vallée du Mékong s’approche, et avec elle le passage de la frontière pour la Thailande. Le bus nous laisse suffisamment loin du pont de l’amitié, qui enjambe le Mékong et relie les 2 pays, pour  que nous soyons obligés de prendre un tuk-tuk pour aller jusqu’à la frontière Laotienne.  Avant cela nous dégustons notre dernière noodle soup façon Laos. Quelques km de tuk tuk et nous voilà devant la douane. BB n’est pas très rassuré car il a perdu son papier de sortie à présenter à la douane pour obtenir le tampon de sortie. Bon le douanier à une tête…….de douanier, pas un sourire. On lui explique que le papier, pschitt, perdu, parti, on sait pas où. Sans un mot, et toujours sans un sourire, il donne un papier, bon c’en est un pour l’entrée sur le territoire, mais BB le remplit quand même. Je passe en premier moi qui ai le bon papier. Le douanier ne le regarde pas et le met avec tous les autres dans un panier. Pour BB et son papier d’entrée pour sortir……pareil. Bah ce n’est vraiment pas la peine de faire tout un plat avec ce papier. Avec ou sans on sort quand même. Nous voilà dans le no man’s land. On change nos derniers kips en baths, on achète un ticket de bus juste pour traverser le pont puisqu’on n’a pas le droit de le faire à pieds. Nous ne sommes pas nombreux à passer la frontière dans le sens Laos/Thailande, la majorité des voyageurs atterrit à Bangkok et fait donc le voyage à l’inverse de nous. Le bus démarre, nous passons sur le Mékong, au milieu du pont les drapeaux Laotiens sont remplacés par des drapeaux Thaïlandais (toujours du bleu, du blanc, du rouge). Il nous reste à changer de coté de circulation, en Thaïlande on roule à gauche. Un judicieux dispositif de circulation permet de passer de droite à gauche et l’inverse dans l’autre sens. Frontière Thaïlandaise maintenant. Facile, papier d’entrée à remplir (et de sortie à conserver……), photo, tampon, et nous voilà autorisés à séjourner 30 jours en Thaïlande. Un autre tuk tuk jusqu’au centre ville de Chiang Khong, et nous prenons possession de notre chambrette. Superbe jardin tropical, piscine, bungalow tout joli et tout en bois……5 euros. Décidément la Thaïlande est le pays le moins cher d’Asie. Ce soir nous observons un phénomène étrange visible en Asie, et  qui a eu lieu pour la dernière fois en 1887. Il s’agit d’une éclipse de lune particulière et très étrange. La lune disparait peu à peu, pour réapparaitre rouge et voilée. Les fidèles bouddhistes y voient un signe divin et multiplient les prières accompagnées de pétards en faisant des vœux de bonheur. Ce matin tout est calme et dans le bus (antique celui-ci) qui nous mène à Chiang Rai, nous observons la campagne et les villes. Tout est comme au Laos ici, mais tout est différent. Des motos, mais aussi des voitures et même des vieilles voitures ce qui n’était pas le cas au Laos où l’accès au crédit, donc aux voitures est tout récent, ce qui explique que toutes les voitures au Laos sont quasi neuves et du même modèle (gros pick up Toyota), leur propriétaire va passer le reste de sa vie à payer une voiture……. Les villages dans les rizières sont beaucoup plus riches, les rizières elles mêmes sont en activité, et non pas sèches après l’unique récolte de l’année comme au Laos. Ici ils ont les moyens d’amener l’irrigation jusqu’aux rizières et donc de faire plusieurs récoltes de riz par an. Les routes sont indemnes de nid de poule, il y a des panneaux directionnels, et la signalisation verticale et horizontale est respectée. Et tout cela grâce au tourisme. Car la Thaïlande est un pays très touristique, tout y est fait pour le confort du touriste, et pour qu’il dépense pour son bien être. Et il le fait, tout est tellement peu cher. Un exemple, notre repas de midi : 2 plats, une bière…..moins de 3 euros. Chiang Rai, située dans le triangle d’or qui est la conjonction de 3 pays Laos, Birmanie, Thaïlande. Longtemps connue pour ses cultures de pavot, et la faune peu recommandable qui tournait autour de ce commerce, la région s’est désormais tournée en grande partie vers d’autres exploitations. Notre hôtel est à l’écart de la ville dans une banlieue calme. Dans la soirée nous nous rendons dans le centre où se trouve le marché de nuit. Nous croisons quelques touristes dont 4 français. Nous les recroisons un peu plus loin, et la dame s’adresse à BB « on se connait je crois…..Crédit Maritime »……Une ancienne collègue de travail à Paris puis à Quimper, le monde est petit.

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30 janvier 2018

Luang Namtha

Ca brille

Décision prise ce matin de ne pas nous hâter. Nous avons le programme à mettre au point, la ville à visiter ainsi que les alentours. Nous resterons donc 2 jours à Luang Namtha. Ce matin nous partons  prendre les renseignements nécessaires  pour le prochain bus jusqu’à la frontière Thaïlandaise, et pour une location de scooter pour demain, et après cette intendance, nous allons jusqu’au marché dit marché chinois. La ville est quasi déserte, en tout cas  très très calme. Les avenues sont larges  mais vides. La ville a été totalement détruite parce que située sur la route d’Ho Chi Min, et donc entièrement reconstruite avec des rues bien rectilignes et au carré, mais le projet était semble-t-il trop ambitieux…. Les belles et grandes villas super luxueuses appartenant à des chinois qui ont fait fortune côtoient les pauvres maisonnettes en bambou tressé. Le grand écart  étonnant et choquant….. Nous trainons un peu dans le marché. Ici aussi tout est calme. Une dame vend un peu tout ce qu’elle a pu attraper dans son jardin, rats, martins pêcheurs, écureuils, et un genre de paresseux, en plus d’autres choses qu’on n’a pas réussi à identifier, le tout dans un état de fraicheur plus que douteux (hé oui ! on n’attrape pas forcément des bêtes sauvages tous les jours autour de chez soi…). Une autre vend des légumes, mais si on est acheteur, il faudra d’abord la sortir de son profond sommeil. Nous déjeunons de la traditionnelle noddles soup sur le marché. L’après midi nous montons jusqu’à un temple en construction. Il sera magnifique. Le stupa doré lui est déjà là et brille de mille feux sous le grand soleil. Depuis quelques jours, les premières heures de la matinée sont brumeuses, puis le soleil reprend sa place et la garde tout le reste de la journée. Repas sympa ce soir au marché de nuit. Miam du travers de porc grillé et  bien croustillant. Par contre la salade de papaye est décidemment bien trop épicée, on se rabat sur le sticky rize, riz gluant dont il faut faire des boulettes avec ses doigts avant de les tremper dans la sauce, mais pas trop car la sauce aussi est très épicée.

On avait prévu la traduction, malins

Une nouvelle moto (bleue, je cois qu’on n’avait jamais eu cette couleur) et un nouveau départ. La route qui nous mènera jusqu’à Muang Sing , à travers  la campagne et les petits villages de minorités ethniques, ne fait que 60 km…..que….. Mais elle est très technique : des nids de poules où pourraient se coucher des buffles, un revêtement présent…ou pas, des gravillons, des camions qui nous couvrent de poussière avant que l’on trouve une opportunité pour les dépasser. Bref l’enfer routier. On met 2 longues heures pour arriver. A destination, ouf, on se pose un peu dans un petit resto, café, puis vient l’heure de la soupe, puis exploration de la ville, qui n’a rien d’exceptionnel. On va jusqu’à l’école où les enfants jouent dans la cour en apprenant les identités remarquables ! Puis on prend la route du retour. Un stop sur une hauteur pour aller admirer la vue et le vat serein dans la verdure, arrêt essence,  puis plus loin arrêt pipi, et encore arrêt désaltération, puis encore un dernier arrêt pipi (si je détaille tous ces arrêts c’est qu’ils ont leur importance, vous allez comprendre). Dernier arrêt pipi donc, il reste 15 km avant le retour. Et là……………….. je m’aperçois que la fermeture de ma pochette est ouverte ……le cœur s’accélère…ouf le passeport et la CB sont sagement à leur place, mais……le portable a disparu. Grand moment de « qu’est ce qu’on fait ». On fait ½ tour, mais toute cette route à faire, et à refaire, on terminera à la nuit et là c’est l’accident assuré. Donc après avoir roulé en sens inverse quelques km, on prend la décision de rentrer, de prolonger la location de moto et de la chambre d’une journée, de décaler nos billets de bus et de refaire la route demain. La géo localisation Apple est une super idée, sauf qu’il faut que le téléphone soit connecté à internet, donc pas moyen de le localiser. La soirée n’est pas gaie, et la nuit très longue. Nous savons que nous n’avons pratiquement aucune chance de le retrouver, mais on veut tenter.

A 8h nous sommes de nouveau sur cette route infâme. La nuit à fait l’objet de réflexions croisées, nous savons que c’est à l’école que je n’ai pas refermé ma pochette. Il faut donc que l’on fasse tous les sites où nous nous sommes arrêtés depuis, …..et tous les bas cotés à partir du km 15. Et on le fait. BB n’est pas à l’aise sur la route que l’on trouve tous les 2 encore plus défoncée qu’hier. Et on roule, et on scrute les bas cotés. Rien. Premier arrêt qui fut donc le dernier hier, le temple bouddhiste en haut de la colline. Même sérénité qu’hier. On part en exploration. On est passé près de cet arbre, et ensuite…….ensuite….j’entends BB dire « il est là »…..Je ne peux y croire, mais si, il est là, humide de rosée, au milieu de l’herbe. Nous mettrons tous les 2 un certain temps à réaliser qu’on l’a retrouvé. C’est quasi un miracle, et devant un temple bouddhiste, je crois que je vais me convertir au bouddhisme. Mais quand même quel bol ! Un café, et encore la route du retour à faire…elle est longue, très longue mais on rentrent indemnes, il est midi passé. On est rincés, mais une bonne douche pour se débarrasser de la poussière, une soupe et tout va mieux. L’après midi nous prenons à nouveau la moto et allons jusqu’à un stupa, pas très loin de Luang Namtha où il y a une fête. On observe, on prend des photos, et l’inverse. Les bonzes nous prennent en photo, ainsi que le reporter de la télévision. Nous sommes aussi insolites pour eux qu’eux pour nous. Retour à l’hôtel, on ne va pas trainer tard ce soir. Demain l’aventure Laotienne se termine. Nous passons en Thailande. Pour quelques jours seulement, le temps de gagner la frontière birmane. Le Laos et la Birmanie ont bien une frontière, mais aucun poste frontière n’est  ouvert entre les 2 pays, ce qui nous oblige à traverser le nord de la Thailande sans nous y attarder puisque nous connaissons déjà.

Le Laos, on a aimé : Les paysages, la quiétude du pays, la météo toujours au top, les 4000(Z) îles, comme ils disent tous, la boucle de Thakkekh, retrouver mon portable à 60 km de la guesthouse, et plein d’autres choses

On a moins aimé,  le bus local  entre Paksé et Thakkehk, perdre mon portable à 60 km de la guesthouse.

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28 janvier 2018

Muang Ngoi

Les femmes tissent

Au-revoir Luang Prabang, on t’a bien aimée. Un minivan pour 3 heures de route, puis un bateau pour 1h de navigation et nous sommes au bout du monde…..dans le village de Nuang Ngoi il n’y avait pas l’électricité il y encore peu de temps. Pour confort des habitants (et des touristes) il y a maintenant tout le confort, électricité, wifi…. Mais cela reste un endroit particulier. Une rue principale en terre battue longue de 500 mètres, où s’alignent tous les commerces. Des bungalows surplombants la rivière, et puis, et bien et puis c’est tout. Pourquoi la majorité des touristes venus se perdre ici sont français, personne n’a l’explication. Nous dinons hier soir avec des français (plus vieux que nous), nous retrouvons ce matin des têtes connues (rencontrées à Luang Prabang tout frais arrivés de Paris) avec qui nous prenons le petit déjeuner. Le reste de la journée est consacrée à la découverte des alentours et des villages encore plus perdus. Là, ni eau courante, ni électricité. Nous sommes dans un autre siècle. Les enfants ne sont pas scotchés devant les écrans puisqu’il n’y en a pas, du coup, ils jouent entre eux, et ça rigole beaucoup. Nous sommes invités à partager un verre d’alcool de riz. Les hommes boivent et s’amusent pendant que les femmes s’occupent des enfants, vont chercher l’eau, font bouillir la marmite et tissent des écharpes pour les vendre quelques euros aux rares touristes qui viennent jusqu’ici. Nous sommes de retour alors que le soleil se couche. Une belle journée de découverte, et une randonnée d’une bonne quinzaine de km sous le soleil. Hum que la bière est bonne au retour, sur la terrasse surplombant la rivière.

Premiers nuages depuis

Il a plu cette nuit…..on avait oublié que ça pouvait arriver. Ce matin des écharpes de nuages trainent encore dans les montagnes. Ca change du ciel tout bleu, on trouve ça assez joli. C’est l’effervescence ce matin à Muang Ngoi, c’est jour de marché, grosse animation ! On va déjeuner d’une soupe sur le marché, un peu trop spicy à notre goût. Ensuite c’est une journée « transport ». Une heure de bateau pour retourner à la civilisation, y prendre un bus pour Luang Namtha, 230 KM, départ 11h, arrivée 18h. Route magnifique dans les montagnes Laotiennes semées de villages. Aie, un petit garçon vient de se faire renverser, ça à l’air grave, le père pleure, nous passons sans nous arrêter. Qu’adviendra-t-il de ce petit bonhomme ? A l’arrêt intermédiaire, le minivan se vide et nous terminons les 120 derniers km à 5 passagers. A l’arrivée personne ne nous harcèle pour prendre le tuk-tuk. Nous sommes sortis de la zone touristique. Demain nous partirons à la découverte de cette partie ignorée du nord du Laos investie par les Chinois qui sont venus ici pour travailler sur les grands chantiers, barrage par exemple, et s’y sont installés. Ils sont si nombreux que la double écriture n’est plus Lao/occidentale, mais Lao/chinois.

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24 janvier 2018

Luang Prabang

 

Allez on adopte une petite fille

La route vers le nord continue. Destination du jour Luang Prabang ancienne capitale et ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. 4heures annoncées, un peu plus en fait mais rien de catastrophique. A l’arrivée la mafia des tuk tuk est là. Nous n’entrons pas dans le jeu, on fera les 3 km pour le centre ville à pieds. A l’arrivée à la guesthouse réservée (et confirmée par booking) il n’y a pas de place. BB très en colère décline l’offre de recherche d’une autre guesthouse. Nous voilà, sac au dos à la recherche d’un lit. Oui mais dans le secteur tout est « full ». On change de secteur, on trouve, un peu cher certes mais on a un lit, que dis je une super chambre.  On se met de suite à la recherche d’une autre chambre (moins chère) pour demain. 2 ou 3 demandes et on trouve, 2 fois moins cher, presque aussi bien. Luang Pragang est une ville très touristique et donc très chère. Nous prenons le temps de flâner dans les rues. C’est coquet, de jolis wats, et un point haut pour admirer un coucher de soleil qui attire les foules mais qui n’est pas extraordinaire, il manque quelques nuages pour faire joli, mais pas un seul à l’horizon. Le soir nous allons faire un tour sur le night market et surtout nous restaurer dans le food market. On a du mal à circuler, à trouver une table. Plein de « chinois » encore une fois, donc plein de bruit et de bousculade. Ca nous amuse, nous avons réussi, en jouant des coudes, à trouver une table, 2 bières des grillades des légumes et des fruits. Demain réveil de bon matin pour aller assister à la cérémonie du Tak Bat. C’est un rituel qui a lieu tous les matins, depuis le 14ème siècle dans toute l’Asie. Les moines passent collecter les offrandes que les fidèles ont préparées à leur intention. A suivre.

Procession, du plus vieux au plus jeune

Debout 5h30, c’est dur les vacances ! A 6h45 nous sommes dans la rue et attendons l’arrivée des bonzes. Une foule de « chinois », pour la plupart Coréens en fait, sont déjà installés sur des petits bancs, ils ont acheté des offrandes pour donner aux moines, et sont comme au cirque, ils attendent le spectacle. Les vrais fidèles sont là aussi…..plus discrets, plus vrais. A 6h le gong retentit dans tous les vats de la ville et la procession des bonzes commence. En file indienne, le plus vieux devant, le plus jeune derrière, ils sortent de tous les vats et vont collecter les offrandes. Les Coréens, se ruent sur eux, alors qu’on ne doit pas être plus haut que le bonze, ils les assaillent, les aveuglent de leur flash, certains essayant même de faire des selfies avec eux. Ces gens sont irrespectueux, grossiers, ignares, impolis et ne nous inspirent que du mépris. Les moines restent stoïques mais ils passent bien vite devant les chinois, recueillent les offrandes, et accélèrent le pas. Lorsqu’ils se trouvent devant un vrai fidèle, ils s’arrêtent et les bénissent. D’ailleurs ces offrandes achetés pour le folklore et composées entre autre de sucreries, snickers, bonbons en tous genres, les bonzes n’en veulent pas, ils n’ont pas droit aux sucreries (ils ‘ont pas le droit à grand-chose en fait…..). Ils prennent le riz, ils prennent aussi les bonbons, et les remettent aux enfants un peu plus loin. Lesquels enfants, en mangeront peut être un au passage, mais redonnerons la majorité à leur mère, qui le lendemain…….les revendra aux Coréens…. Nous changeons de place pour trouver un peu de vrai dans cette cérémonie, mais nous ne trainons pas. Retour au lit. Le petit matin portant conseil, et la ville de Luang Prabang étant très agréable nous décidons de nous y poser un peu. Ce matin nous flânons dans les très jolies rues de la ville, et cet après midi nous partons en minivan jusqu’à de très jolies chutes d’eau. La ville, classée au patrimoine, a gardé un peu de son lustre d’antan du temps du protectorat. Puisque nous sommes dans une ville historique, faisons un peu de culture. Pour ce qui est des généralités, j’ai déjà parlé de la capitale, de la monnaie, de la densité. Géographiquement le Laos est entouré par la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam et la Chine. Chine qui bien entendu a essayé de s’approprier ce pays, comme tous ceux environnants. La Laos, comme ses voisins a donc demandé le protectorat de la France. On s’est installé confortablement pendant plusieurs décennies dans toute l’Indochine, mais on est partis, laissant le Laos livré aux envahisseurs, après la défaite au Vietnam. Ho Chi Min avait commencé sa grande descente vers les sud, rendant communistes toutes les terres conquises. Les américains, ont le sait, avaient très peur du communisme. Ils ont donc bombardé le Laos (qui n’avait rien à voir avec ça). La Laos a reçu à lui seul plus de bombes qu’il n’en a été larguées pendant la seconde guerre mondiale, soit une mission de bombardement toutes les 8 mn 24h/24h pendant 9 ans ! Soit 250 millions de bombes. Il s’agissait de bombes à fragmentation, elles étaient redoutables. On estime à 30% le nombre de bombes n’ayant pas explosé. Il reste donc au Laos environ 80 millions de bombes dans le sol, prêtes à exploser à tout moment. C’est le drame du pays. Les enfants qui jouent, les paysans qui travaillent le sol etc…. tout le monde est susceptible de tomber sur une bombe. Des victimes sont dénombrées tous les jours et 40% des accidents se produisent sur des enfants. Ceci explique pourquoi le pays est si pauvre. Les laotiens ne peuvent pas travailler leur terre et ne peuvent donc pas se nourrir correctement.  Le souci principal est que les gens essaient d’ouvrir les bombes pour revendre le métal qui a une valeur marchande. D’ailleurs on trouve sur le marché des articles, bijoux et autres souvenirs, fabriqués à partir du métal récupéré sur les bombes (Infos recueillies sur le blog des « gros sacs » un couple de jeunes dont nous suivons les aventures, merci à eux pour ces infos).

Grasse mat. ce matin, 8 heures passées lorsque nous descendons prendre notre petit déj. Journée détente aujourd’hui. On flâne sur les bords du Mékong où il fait encore un peu frais, on prend un délicieux café dans un établissement qui valorise les producteurs locaux, on se rend de l’autre coté de la rivière Nam Sou qui rencontre le Mékong à Luang Prabang, par un bon de bambou éphémère. Chaque année pendant les crues il disparait et est reconstruit à l’identique après la mousson. Ce pont, et même ces ponts, puisqu’il y en a 2, sont payants (10 000 kips pour l’un 5000 pour l’autre -1 euro et 0,50 cts), cet argent est sensé améliorer l’ordinaire des personnes qui construise le pont. On traine, on observe, c’est une journée cool. Luang Prabang est vraiment belle et agréable. Ce n’est pas pour rien que c’est la ville la plus touristique du Laos. On termine la journée par un massage, et une agréable fin de soirée avec nos jeunes bretons que l’on a retrouvés et avec qui on échange nos souvenirs et anecdotes.

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